Week-end au nord de Québec
Jour 1
Départ le vendredi soir avec notre nouvelle voiture automatique qui avale tranquillement les quelques 300 kilomètres qui nous séparent de Baie-Saint-Paul, notre première étape. Quand nous arrivons à l'auberge Carpe Diem, située au milieu de la forêt, il fait déjà nuit noire et nous profitons d'une magnifique vue sur le ciel étoilé. Avant de rejoindre notre chambre, nous passons par la salle commune de l'auberge où se trouvent Rosalie Vaillancourt et son chum. Il s'agit ni plus ni moins d'une célèbre humoriste québécoise que nous avions vue à Sherbrooke quelques mois auparavant ! Notre chambre est en fait un petit chalet charmant et rustique, sans chauffage ni eau courante, où nous nous endormons sans peine.
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| Notre logement pour la nuit |
Jour 2
Le lendemain matin, nous nous réveillons en sentant l'air déjà frais du Québec sur nos visages reposés. Nous sortons ensuite du chalet pour découvrir que nous sommes vraiment au milieu de la forêt ! Le petit-déjeuner nous attend à l'intérieur du bâtiment principal de l'auberge : deux très bonnes crêpes préparées par le couple hippie qui tient l'auberge et fume déjà un joint en se prélassant sous le soleil matinal.
Nous partons ensuite à la découverte de la côte de Charlevoix. Arrêt à Baie-Saint-Paul qui est certainement le village au Québec avec le plus de galeries d'art par habitant ! Il y a là de charmantes petites maisons colorées ainsi qu'une plage venteuse le long du Saint-Laurent.
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| Baie-Saint-Paul et ses maisons colorées |
Nous continuons notre route sur la côte jusqu'à Saint-Irénée. Il s'agit d'un petit village au bord du fleuve avec un parc/musée de sculptures en plein air. Un événement hors du commun se produit alors : un train de passagers passe ! C'est le premier que nous voyons depuis plusieurs mois ! Nous pique-niquons dans le parc en profitant du soleil du début de septembre.
Prochaine étape : Port-au-Persil, petite bourgade où un cours d'eau se jette dans le Saint-Laurent, pour le plus grand plaisir de nos yeux.
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| Port-au-Persil |
Encore une petite demi-heure de route, mais celle-ci s'arrête pour cause d'embouchure de la rivière Saguenay ! Heureusement, il y a un ferry (traversier en dialecte local) qui nous amène de l'autre côté de la rivière en une dizaine de minutes. Nous sortons de la voiture, espérant profiter de la vue depuis l'étage du bateau. Je monte rapidement aux toilettes et y entend une annonce demandant à tous les passagers de rester dans leurs véhicules à cause de la covid. Leslie, restée sur le pont inférieur se retrouve alors enfermée hors de l'auto ! Je vole quelques photos, déverrouille enfin la voiture et y rejoins Leslie !
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| Ça valait le coup de sortir de la voiture ! |
De l'autre côté de la rivière, nous voilà à Tadoussac, capitale mondiale de la baleine ! Nous finissons par réussir à nous garer après une recherche de place digne de Paris. Mais là, c'est le déluge. Qu'à cela ne tienne, Leslie avait bienheureusement repéré un petit café/bar où nous prenons notre goûter/bière au sec. Après la pluie, nous marchons jusqu'à la côte où nous espérons voir des baleines. Après un quart d'heure d'attente, nous décidons que la route aujourd'hui est encore longue et nous nous contentons d'une tête de lion de mer.
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| Pas de baleine à l'horizon |
Nous longeons ensuite la rivière Saguenay et son fjord. Malgré la violente averse, les paysages de montagnes et de rivières où on pourrait voir des ours attraper des saumons à mains nues sont sublimes ! Une fois la pluie passée, nous faisons une petite pause à Sainte-Rose-du-Nord, perle du fjord. La route jusqu'à Chicoutimi passe vite, nous nous réjouissons à l'avance de découvrir le spa de l'hôtel quatre étoiles où nous allons dormir ce soir. Nous ne nous doutons de rien en traversant la zone commerciale aux multiples McDo, Burger King et autres St-Hubert. Lorsque le GPS nous fait prendre une rue juste derrière un Burger King, ça commence à sembler louche. Face à nous se dresse alors un immense bâtiment au faste sorti tout droit des années 80. Nous trouvons facilement une place sur le gigantesque parking de l'établissement et récupérons la clé de notre chambre située dans l'aile D de l'énorme complexe. À la vue des murs et de la moquette d'un marron très en vogue dans les années 70, nous sortons manger en ville. Heureusement, nous trouvons un petit café coopératif qui accepte de nous servir à 20 h alors que la cuisine allait fermer. Rassasiés, mais un peu tristes de découvrir une rue principale encore plus à l'abandon que celle de Sherbrooke, nous retournons à l'hôtel pour y tester la piscine, le bain à bulles et le hammam avant d'aller se coucher. À part le bassin de la piscine sur lequel flotte un crayon gonflable géant assailli par une vingtaine d'enfants déchaînés, l'expérience est plutôt agréable.
Jour 3
Nous reprenons la route de bonne heure, direction la Baie (un des trois arrondissements de Saguenay avec Chicoutimi et Jonquière) en écoutant The Bay de Metronomy. Nous nous promenons le long de la baie en regardant les bateaux et les pêcheurs.
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| The Bay |
À Chicoutimi, nous visitons la Pulperie, musée sur l'histoire de la région dans une ancienne bâtisse de la fabrique de pâte à papier (la pulpe). Cette visite, forte intéressante, nous a donné faim ! Heureusement, nous avions repéré un excellent restaurant italien au bord du lac Saint-Jean (à une bonne heure de route encore). Sur la route, nous nous disons qu'il faudrait peut-être mieux appeler pour réserver. C'est ce que fait Leslie pour découvrir que le restaurant est actuellement fermé ! Nous changeons notre itinéraire pour nous arrêter dîner à Jonquière où le choix n'est pas vaste...
Après un repas léger, nous continuons notre route vers l'ouest. Nous arrivons en début d'après-midi au Trou de la Fée, caverne naturelle qui est le refuge de chauve-souris. À l'entrée, un guide nous explique la visite. Il s'agit en fait d'un parcours de plusieurs kilomètres avec pas mal de dénivelé et non pas d'une simple petite grotte comme nous le pensions. Le parcours dure trois heures et, faute de temps, nous choisissons plutôt d'aller visiter le village historique de Val-Jalbert. Il est situé dans la ville de Chambord mais nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas de château.
Nous sommes accueillis à Val-Jalbert par une sœur en tenue d'époque (début XXème) qui nous explique qu'au bout de 12 enfants, les parents recevaient une terre en cadeau de l'Église et pour le 25ème, tous les frais de scolarités étaient payés ! Dans le village fait de belles maisons en bois, nous pouvons visiter le couvent-école, plusieurs habitations, la poste ainsi que la fabrique de pâte à papier au pied d'une grande cascade. C'est d'ailleurs pour les ouvriers de cette usine que le village a été construit au début du XXème siècle. Malheureusement pour eux, même pas une trentaine d'années (et plusieurs incendies) plus tard, la fabrique a fait faillite et tout le monde est parti de Val-Jalbert, laissant le village à l'abandon. Nous faisons de même après notre visite et nous mettons en quête d'un restaurant que nous ne trouverons jamais. Ce tragique récit ne mérite pas d'être narré.
La cascade et un bout d'usine
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| Leslie et un bout de maison |
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| La "bonne" cuisine |
Jour 4
Déjà lundi, il est temps pour nous de rentrer. Sur la route de Sherbrooke, nous nous arrêtons au parc national de la Jacques-Cartier où une petite pluie nous accueille. Nous mangeons notre pique-nique abrités sous un arbre et remarquons des panneaux indiquant de ne pas garder de nourriture avec soi pour ne pas attirer les ours. Nous suivons ces indications et partons faire une petite randonnée longeant une cascade. La pluie s'arrête assez vite et nous nous retrouvons seuls pour profiter du parc, le reste des promeneurs étant partis de peur d'être mouillés. Nous ne croisons pas d'ours, mais seulement des écureuils et des grenouilles. Après cette belle balade, nous achevons les trois heures de route nous séparant de la maison.
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| La rivière Jacques Cartier |
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| La faune locale |
J.














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