Ca fait moins les malins...
Quoi, un nouvel article sur le Blogue qui Bogue ?! Hé oui, nous n'avons point péri dans un crash d'avion, et la vie continue bel et bien de l'autre côté de l'océan aussi !
Ont succédé aux fanfaronnades du début de l'été, des moments moins évidents, tels que l'emballage de toutes nos affaires, leur transport jusqu'en Alsace, les au-revoir à nos proches et à Paris, les adieux à l'appartement, le tout dans une atmosphère très lourde de fin d'août. Mal au coeur et pas que...on faisait moins les malins.
Je revois la maman de Joël sur le quai d'une gare alsacienne, et mes parents sur celui de Marseille-St-Charles ; notre séparation avec Elodie dans le métro, juste à temps pour conserver les sourires en mémoire et retenir les larmes qui pointaient ; la dernière pizza avec Salomé, dans un appart sans lumière, et son départ avec notre bac à fleur autour du cou et toutes les merdouilles qu'on lui a refilées (si si, on a toujours besoin d'une cinquantaine d'éco-cups) ; quand j'ai couru après Félix rue du Rendez-vous, j'ai vu ses petits cheveux dans son cou et j'ai pas pu m'en empêcher (c'était malin, il fallait se redire au-revoir) ; quand Suzanne m'a fait coucou jusqu'à ce qu'on puisse plus se voir du tout, comme un parent qui ne lâcherait pas la main de son enfant. Jusqu'au dernier moment, on a voulu marcher sur les ponts de Paris...on se demandait bien ce qu'on allait faire à 6h de décalage de tout ce/ceux qu'on aime !
Notre dernière soirée, on l'a passée chez des amis de mes parents qui nous ont hébergés dans le 12ème arrondissement. Il y a 15 ans, on passait des vacances chez eux, je découvrais Paris et je me faisais la promesse de venir y vivre. 7 ans plus tôt, lors de la recherche de notre premier appartement à Paris avec Suzanne, ils nous avaient déjà hébergées. Et voilà, de nouveau chez eux, à la veille de notre départ : la boucle était bouclée.
Ont succédé aux fanfaronnades du début de l'été, des moments moins évidents, tels que l'emballage de toutes nos affaires, leur transport jusqu'en Alsace, les au-revoir à nos proches et à Paris, les adieux à l'appartement, le tout dans une atmosphère très lourde de fin d'août. Mal au coeur et pas que...on faisait moins les malins.
Je revois la maman de Joël sur le quai d'une gare alsacienne, et mes parents sur celui de Marseille-St-Charles ; notre séparation avec Elodie dans le métro, juste à temps pour conserver les sourires en mémoire et retenir les larmes qui pointaient ; la dernière pizza avec Salomé, dans un appart sans lumière, et son départ avec notre bac à fleur autour du cou et toutes les merdouilles qu'on lui a refilées (si si, on a toujours besoin d'une cinquantaine d'éco-cups) ; quand j'ai couru après Félix rue du Rendez-vous, j'ai vu ses petits cheveux dans son cou et j'ai pas pu m'en empêcher (c'était malin, il fallait se redire au-revoir) ; quand Suzanne m'a fait coucou jusqu'à ce qu'on puisse plus se voir du tout, comme un parent qui ne lâcherait pas la main de son enfant. Jusqu'au dernier moment, on a voulu marcher sur les ponts de Paris...on se demandait bien ce qu'on allait faire à 6h de décalage de tout ce/ceux qu'on aime !
Notre dernière soirée, on l'a passée chez des amis de mes parents qui nous ont hébergés dans le 12ème arrondissement. Il y a 15 ans, on passait des vacances chez eux, je découvrais Paris et je me faisais la promesse de venir y vivre. 7 ans plus tôt, lors de la recherche de notre premier appartement à Paris avec Suzanne, ils nous avaient déjà hébergées. Et voilà, de nouveau chez eux, à la veille de notre départ : la boucle était bouclée.
Joël et moi
(bah oui quoi, faut bien attirer le lecteur après plus de deux mois d'absence)
Et puis, une fois installés dans l'avion, j'ai décidé de regarder un film québécois : "Une colonie", de Geneviève Dulude-De Celles. Et devant ce film, j'ai senti un changement positif. Il y a une scène où l'héroïne, une adolescente de 12 ans, apprend à sa petite sœur à faire du vélo sans les roulettes en pleine nuit. A ce moment-là, je me suis sentie libre, comme si je retrouvais ces sensations que procure le vélo, tout en réalisant que moi aussi je me lançais dans l'inconnu et que c'était grisant et libérateur !
A bientôt pour la suite !
L.




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